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Certificat médical en club sportif : ce qui est obligatoire en 2026

Temps de lecture : 6 minutes

Stéthoscope posé sur un porte-document, illustrant le certificat médical demandé en club sportif

Pendant longtemps, le certificat médical de non contre-indication à la pratique sportive a été un passage obligé pour toute prise de licence. Depuis la loi du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France, les règles ont nettement changé — surtout pour les mineurs. Pourtant, beaucoup de clubs continuent à exiger un certificat par habitude, parfois à tort, parfois à juste titre.

Voici ce qui est vraiment obligatoire en 2026, qui doit fournir quoi, et comment gérer ces documents sans s’y perdre.


Ce qui a changé avec la loi de 2022

Avant 2022, n’importe quel mineur souhaitant prendre une licence dans une fédération sportive devait présenter un certificat médical daté de moins d’un an. Pour les majeurs, le certificat était valable trois ans, à condition d’avoir répondu “non” à toutes les questions du questionnaire de santé QS-Sport entre deux renouvellements.

La loi du 2 mars 2022 a supprimé cette obligation pour les mineurs dans la quasi-totalité des disciplines. À sa place, un questionnaire de santé rempli conjointement par le mineur et ses représentants légaux suffit pour obtenir ou renouveler une licence.

Pour les majeurs, le changement est moins connu mais tout aussi important : le code du sport n’impose plus de certificat médical par défaut. C’est désormais chaque fédération qui décide si un certificat est nécessaire, et à quelle fréquence. Selon le sport, le régime peut donc être radicalement différent.

Le détail du cadre actuel est rappelé sur la page officielle du ministère des Sports consacrée au certificat médical.


Le questionnaire de santé pour les mineurs

Le questionnaire santé pour les mineurs comporte une série de questions simples sur les antécédents personnels et familiaux, les éventuels symptômes ressentis à l’effort, les traitements en cours. Il est rempli par le mineur et ses représentants légaux.

Deux cas de figure :

  • Toutes les réponses sont négatives : le club n’a besoin de rien d’autre. Une attestation des représentants légaux indiquant que toutes les réponses sont négatives suffit. Le questionnaire en lui-même n’est pas transmis au club.
  • Au moins une réponse est positive : un certificat médical de non contre-indication à la pratique sportive (datant de moins de six mois en compétition, sinon moins d’un an selon les fédérations) doit être présenté au club.

Le point important à retenir : le club ne doit jamais demander à voir le contenu du questionnaire. C’est une donnée de santé qui reste dans la famille. Le club collecte uniquement l’attestation parentale ou, le cas échéant, le certificat médical.


Le cas des majeurs : la fédération décide

Depuis 2022, c’est chaque fédération qui fixe ses propres règles pour les licenciés majeurs (hors disciplines à contraintes particulières, voir plus loin). En pratique, on retrouve trois grands cas de figure :

  • Plus aucun certificat exigé. Le QS-Sport rempli par l’adhérent suffit, sans transmission au club. Si toutes les réponses sont négatives, une simple attestation est demandée. Si une réponse est positive, l’adhérent doit consulter un médecin et fournir un certificat. C’est par exemple le cas à la Fédération française de tennis.
  • Certificat exigé tous les trois ans, avec QS-Sport pour les saisons intermédiaires. C’est le schéma retenu par plusieurs grosses fédérations comme le football, le basket, le judo ou l’équitation.
  • Certificat exigé chaque année. Plus rare désormais, mais encore en vigueur dans certaines fédérations, en particulier celles dont la discipline relève des contraintes particulières.

Concrètement, avant de demander un document à un adhérent majeur, vérifiez le règlement de votre fédération. Demander un certificat alors qu’il n’est pas exigé n’est pas illégal, mais c’est une consultation médicale en moins pour la famille — et une donnée de santé en plus à conserver pour le club, ce qui n’est pas neutre.

Dans tous les cas, le contenu du questionnaire reste chez l’adhérent. Le club ne collecte que l’attestation ou, le cas échéant, le certificat.


Les disciplines à contraintes particulières

Plaquage au rugby lors d'un match amateur, exemple de discipline à contraintes particulières

Toutes les disciplines ne sont pas logées à la même enseigne. L’article D231-1-5 du code du sport liste celles qui restent soumises à l’obligation d’un certificat médical, y compris pour les mineurs et y compris en l’absence de réponse positive au questionnaire.

Sont notamment concernés :

  • les sports de combat où la mise hors combat est autorisée (boxe anglaise, full contact, MMA…),
  • la plongée subaquatique et les disciplines sous-marines,
  • l’alpinisme de pointe,
  • les sports utilisant des armes à feu ou à air comprimé (tir, biathlon),
  • les sports mécaniques et les sports aériens (sauf aéromodélisme),
  • le rugby à XV, à XIII et à VII.

Pour ces disciplines, un certificat médical mentionnant explicitement l’absence de contre-indication à la pratique de la discipline concernée — parfois en compétition — reste obligatoire, et doit dater de moins d’un an.


Et pour les non-licenciés ?

Les règles évoquées plus haut concernent la licence fédérale. Beaucoup de clubs accueillent aussi des pratiquants en loisir, sans licence, ou organisent des manifestations ponctuelles.

Pour une compétition ouverte aux non-licenciés (une course à pied, un tournoi amateur…), l’organisateur peut exiger un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la discipline en compétition, daté de moins d’un an. C’est notamment encore le cas pour la plupart des courses sur route.

Pour la pratique en loisir au sein du club, aucun document n’est légalement obligatoire. Le club peut toutefois en demander un dans son règlement intérieur, par prudence, notamment pour des activités cardio intenses ou des publics fragiles.


Conservation des documents : un sujet sensible

Certificats médicaux et attestations sont des données de santé, donc des données sensibles au sens du RGPD (article 9). Cela impose des règles strictes :

  • accès limité aux seules personnes habilitées du bureau,
  • conservation pendant la durée de la licence, à supprimer à l’issue,
  • hébergement sécurisé : pas de Drive personnel, pas de fichier partagé sans contrôle, pas de pièce jointe oubliée dans une boîte mail.

Idéalement, ces documents sont hébergés chez un prestataire certifié HDS (Hébergeur de Données de Santé). C’est une exigence technique forte qu’un simple Google Drive ne remplit pas.

Pour le cadre général sur la protection des données dans un club, voir notre article sur le RGPD dans un club sportif.


Les pièges les plus fréquents

Quelques erreurs reviennent souvent dans les clubs :

  • Demander un certificat alors qu’il n’est plus obligatoire. Pour un mineur dans une discipline classique, c’est non seulement inutile mais cela impose à la famille une consultation médicale superflue. Beaucoup de fédérations le rappellent régulièrement à leurs clubs.
  • Stocker les certificats dans une boîte mail. En cas de demande de la CNIL ou simplement de départ d’un membre du bureau, retrouver et supprimer ces documents devient un casse-tête.
  • Conserver des certificats périmés. Une fois la licence terminée, les documents médicaux doivent être supprimés, sauf cas particulier.
  • Confondre attestation et questionnaire. Le club collecte l’attestation. Le questionnaire reste chez l’adhérent ou la famille.
  • Oublier les renouvellements. Un certificat valable trois ans doit être suivi : la quatrième saison, il en faut un nouveau.

Simplifier la collecte côté club

Le suivi manuel des certificats — qui a fourni quoi, à quelle date, pour combien de temps, et à qui demander un renouvellement — est une des tâches administratives les plus chronophages pour un secrétaire de club. Surtout quand on cumule licenciés majeurs en cycle de trois ans, mineurs sous régime d’attestation, et quelques pratiquants en discipline à contraintes.

Un outil dédié à la gestion de club résout ce problème en automatisant trois choses : la collecte du bon document selon le profil de l’adhérent, le rappel automatique avant expiration, et la conservation sécurisée. C’est précisément ce que propose Intraclub : chaque adhérent dépose son document depuis son espace, le club voit en un coup d’œil qui est à jour et qui ne l’est pas, et les fichiers sont hébergés sur des serveurs certifiés HDS en France.

Cela ne dispense pas de connaître la règle — c’est le sens de cet article — mais cela évite de passer des soirées à courir après des PDF.


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Intraclub gère la collecte et la conservation des certificats médicaux sur serveurs certifiés HDS, avec rappels automatiques aux adhérents.
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